Rendez-vous place Rossetti.

J'aime bien laisser mes cheveux sécher au soleil. Entre le sel de la mer et puis mon élastique que j'enroule n'importe comment, ça fait de jolies boucles sur mes épaules. Et alors je me dis que je ressemble un peu à Kate, dans Lost. Enfin, ça, c'est seulement quand j'oublie mes lentilles ^^'

Il fait trop chaud ici. Les soirées d'été s'étirent et se ressemblent. Je m'ennuie. J'ai peur de faire les mauvais choix. Et ses yeux n'ont jamais été aussi beaux que dans mes souvenirs.

Have a lovely summer : )

~ Ce petit air dans ma tête ~

Comptine d'un autre été.

Hier soir, j'ai eu L. au téléphone pendant deux longues heures. C'est fou comme ça m'a fait plaisir de l'entendre ! Fidèle à lui-même, avec ses joutes verbales incessantes et son petit côté arrogant qui m'agace tellement. ^^'
C'est vrai qu'il m'a souvent rendu dingue, celui-là, avec cet immobilisme destructeur qui le caractérise, sa façon insupportable de se gâcher et cette capacité éreintante à toujours tout argumenter comme s'il était déjà au tribunal. Et pourtant, malgré sa manie de me prendre pour sa cuisinière, sa bonne, sa mère, sa confidente, sa meilleure amie et cette nunuche de Eve (juste après qu'elle ait mangé la pomme) tout à la fois, il me manque.
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C'est bête hein ? Mais moi, j'aimais bien nos discussions enflammées qui nous menaient jusqu'au petit matin. Quand il toquait à ma porte très tard dans la nuit pour venir fumer des 'cigarettes rigolotes' - comme dirait l'autre ;) - sur mon balcon. Quand on débriefait nos soirées, les choses du monde et les gens qui vivent dedans. Monsieur se vante toujours d'attirer les confidences et on peut dire qu’avec moi, il n'a pas boudé son plaisir ! J'aimais bien quand on traversait Neuilly à pieds, lui en tong avec un tee-shirt délavé datant de Moïse, la clope au bec, la barbe de vingt-cinq jours au menton, et qu'il me faisait m'étrangler de rire sur le trottoir jusqu'à ce que je le supplie d'arrêter. J'aimais bien constater le regard outré des passants, bon-chic-bon-genre.
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Et je sais que lui aussi.
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C'est bizarre, mais ces dernières semaines, je me suis attachée à notre petit groupe plus que je ne le pensais au premier abord. Ses amis sont devenus les miens, et j'ai inclus S. à notre quatuor. Avec l’impression que, depuis, on a passé nos journées (et nos nuits ; ) tous les cinq, sans réussir à se quitter. Or, depuis mon arrivée à Paris, j'ai plutôt tendance à avoir des amis éparses, mais jamais tous réunis. Petit complexe de F.R.I.E.N.D.S enfin comblé au moment où je m'y attendais le moins ? Peut-être bien... mais qu'est-ce que c'est chouette !
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Du coup, depuis mon retour dans le Sud, 'ils' me manquent, tous autant qu'ils sont. L. et ses tirades, C. et ses maladresses, G. et son regard séducteur…  S., exilée en Vendée ! ^^' Je me sens toute vide sans eux, comme si je n'arrivais pas à laisser ma petite vie parisienne derrière moi pour quelques semaines.
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D'autant que je suis déjà focalisée sur la rentrée. Ce nouveau 'chez nous' où j'aimerai déjà être, tous ces beaux projets à réaliser avec Elle. Et puis, mon entrée en Master, avec toutes les nouveautés que ça implique dont des retrouvailles autant souhaitées que 'forcées' avec Lola. Une alternance à trouver. L’impression tout aussi grisante qu’effrayante que mon avenir se dessine... Autant de choses qui ne quittent pas mes pensées et m’empêchent de profiter pleinement de la piscine et du bleu du ciel. Un comble !
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Je suis à Nice sans y être vraiment. Ma réadaptation est moins évidente que d'habitude. Y'a comme un petit quelque chose qui cloche. Un bidule qui me turlupine. Un machin qui m'empêche de lâcher prise. Un truc qui me donne envie de pleurnicher. Un rien qui me laisse perplexe. Un tout qui me bousille les idées.
Drôle d'été qui commence..
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Vivement que petites nièces adorées un et deux rentrent de vacances histoire de rectifier le tir. Un peu de légerté enfantine serait bienvenue ce matin : )
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Oh, et j'allais oublier ! Je voudrais profiter de ce post pour souhaiter un merveilleux anniversaire à ma p'tite suissesse, lectrice assidue de ce blog ; ) Je sais qu'elle passera sûrement par là un de ces quatre, entre ses mille pérégrinations de geekette absolue, et j'avais juste envie de lui envoyer des gros becs et de lui beurrer des tas de biscottes en attendant août et nos fameux cocktails !
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Sur ce, pathos-girl vous salue ^^'
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~ Ce petit air dans ma tête ~

AF 6222

C'est drôle comme l'heure et demi d'avion qui me sépare de Nice est déjà, à elle toute seule, un avant goût de l'été à venir. Je ne sais pas à quoi ça tient... Sûrement à cette pointe d'accent dans la rangée de droite ? Ou alors à ces jeunes filles déjà bronzées qui rient à gorges déployées du côté gauche ?  Sans doute aussi aux gourmettes en or et aux soûblimes tee-shirt 'I love Corsica' de la famille de devant. Et puis un peu à ces enfants bruyants qui collent le nez au hublot et s'appellent Jenny, Ewan et Maya plutôt que Suzanne, Joseph et Apolline.

Dans les vols vers le Sud, ce que je me plais le plus à constater, ce sont les rencontres entre tous ces inconnus qui ont le contact facile: un sourire, une aide spontanée, quelques paroles échangées. Rien du tout et tellement à la fois.

Et puis les voiles blanches des bateaux, ceux qu'on aperçoit au loin, flânant dans la Baie des Anges.  

Mais  mon moment préféré a lieu une fois que l'avion a atterri. Une fois que les voyageurs pressés ont récupéré leurs bagages et les grands-mères leurs chiens. Cet instant suspendu qui marque la fin du voyage et le début des vacances. Celui où je m'apprête à poser ma première sandalette sur le sol niçois. Celui où , alors que ma valise me cogne dans les talons à chaque pas que je fais ^^', je me poste devant les portes automatiques de l'aéroport. Celui où je ne sens plus la clim' mais le soleil brûlant d'un après-midi de juillet sur la Côte d'Azur.

Le ciel est bas, l'air est lourd. La chaleur m'envahie si vite que j'en ai presque du mal à respirer. Et pour moi, quand je suffoque, ça veut dire: 'Bienvenue à la maison !'

... & du bonheur en perspective : )

 

~ Ce petit air dans ma tête ~

 

 

'Being happy doesn't mean that everything is perfect...

 it means you've decided to look beyond the imperfections.'

 ~ Ce petit air dans ma tête ~

& des fées à n'en plus finir...

Et voilà, Petite Nièce adorée a remballé ses clics, ses clacs et ses poupées et est repartie voguer vers des horizons plus ensoleillés... Je suis soulagée de retrouver ma routine et mon univers et en même temps, elle me manque déjà. Mes étagères sont toutes vides depuis que les fées qui les habitaient les ont désertées. Et j'ai beaucoup trop de place dans mon lit sans toutes les peluches qui m'étouffaient et les petits bras d'Inès cramponnés autour de mon cou. Oh et puis dormir sans veilleuse lapin, c'est vraiment pas drôle du tout ! ^^

"Heureusement", Monsieur mon Coloc est rentré d'un week-end érintant en province tout courbaturé et en toussant, ça risque de bien m'occuper de jouer les gardes malades. Parce que les hommes enrhumés, c'est toute une aventure ! Comme dirait l'autre, on dirait qu'ils vont mouriiiiiir. Et le voilà qui traîne de la savate, l'oeil morne, la barbe en friche et la mèche en bataille, pour aller du paquet de Kellogs et-retour-canapé en pestant. Une vraie mouche léthargique ^^ Depuis ma chambre, je l'entends qui grogne comme un ours dès qu'il faut avaler une pastille pour la gorge. Je remplace un enfant par un autre, pas de doute !  ; )

Du côté des préoccupations de grandes personnes, je suis admissible aux deux masters auquels j'avais déjà postulé. Et c'est parti pour le marathon des oraux ! On croise les doigts. Hein, hein, hein ?

A bientôt les gens : )

~ Ce petit air dans ma tête ~

'Tatie, je suis têêêllement contente que je pourrais faire la fête mille heures !'

Première jolie journée en tête à tête avec Petite nièce adorée, 'rien que toutes les deux, comme des grandes personnes' ;)  Et si elle est à croquer et sage comme une image, ma paranoïa m'inquiète un peu pour l'avenir: je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit, trop occupée à la regarder dormir et à me demander tantôt si elle n'avait pas trop froid, ou trop chaud ou peu de place ou si elle aurait peur si elle ouvrait les yeux dans cet environnement inconnu ou si elle était bien, si la veilleuse était assez forte et si je devais remettre de l'eau dans le biberon ou si ça allait la réveiller. Résultat, ce matin, elle est en pleine forme, prête à 'faire la folle' et moi je suis épuisée. J'me demande comment je serai plus tard avec mes gamins, tiens... ^^'

Quoi qu'il en soit, on boude un peu parce qu'il pleut à grosses gouttes, pas drôle du tout pour une petite niçoise. En espérant que l'expo' Barbie remettra des étoiles dans se yeux : )

~ Ce petit air dans ma tête ~

Petites choses au hasard.

Ce matin, j’ai découvert un joli blog et je n’ai plus pu m’arrêter de remonter dans le temps... Ca me fait toujours aussi bizarre d’entrer ainsi dans le quotidien de quelqu’un que je ne connais pas. J’ai l’impression que ma présence est illégitime. Comme si j’étais planquée derrière une porte entrouverte et que j’avais collée l’oreille contre le bois pour mieux écouter ce qui se passe à l’intérieur.
Je lui ai laissé un petit mot pour lui dire que ça m’avait fait du bien de la lire. Et puis ça m’a donné envie de revenir ici.
Cela fait des mois que j’ai délaissé ce cocon de toile, et même si j’y pense souvent, je crois que j’avais un peu perdu l’envie d’y écrire. En même temps, j’aime ben l’idée d’avoir la possibilité de réintégrer les lieux dès je veux. Un peu comme une maison de vacances où on viendrait  ralentir un peu et prendre le temps de l’introspection.  Parfois toutes les semaines, parfois tous les trois mois.
Depuis le dernier post, j’ai déniché la robe de mes rêves à Nothing Hill, écouté Keren Ann en boucle, changé de coloc, me suis réveillée à Bordeaux, ai eu très froid dans les rues de Berlin. Et puis j’ai trouvé que finalement si, ‘Umbrella’ était une vraie belle chanson. Je me suis enfilée les trois premiers tomes de « Twilight » et j’assume parfaitement, by the way. J’ai coupé mes cheveux. J’ai eu des débats pseudos philosophiques jusqu’à trois heures du matin sur la sincérité et le sens de la vie. On m’a prit la main, l’air de rien. J’ai vécu  la plus grosse cuite de ma vie et me suis promise de ne plus jamais toucher au kir de toute mon existence. Mais ça n’a pas duré une semaine, sic ! Hier, c’était l’anniversaire de Lola et j’ai mis une heure à formuler mon texto. J’ai installé un petit moulin à vent de toutes les couleurs sur mon balcon et j'adore le regarder tourner dès que j’ouvre la fenêtre.  
J’ai entassé les souvenirs et je ne sais plus quoi raconter.
J’ai envie de parler de ma complicité naissante grandissante avec Flo, de cette soirée passée  assises sur les marches de l’Opéra, à regarder les lumières de la ville s’éteindre les unes après les autres. A se  répéter combien il faisait bon. A regarder les gens déambuler tout  autour de nous et à se dire qu’on était bien, là. Je retiens mon foulard dénoué, les confidences en douce et ce petit sentiment d’été qui flottait doucement dans l’air.
J’ai envie de parler de la rue des arts et de ma rencontre improvisée avec la douce Mam’zelle Roüge.
Et de 268 miles qui a sept mois, déjà !
Ce week-end, petite nièce adorée débarque pour quelques jours à Paris. Comme une grande, qu’elle a dit. J’ai déjà programmé une après-midi le jardin d’acclimatation, une glace le soir au Canal Saint Martin, sa menotte dans la mienne et le musée de la Poupée.

 J’ai envie de demander au grand ciel bleu de s’attarder encore un peu.
~ Ce petit air dans ma tête ~

P'tits plaisirs.

Déjà un nouveau petit post, histoire d'équilibrer celui d'hier qui laisse un drôle de goût d'amertume planer sur ce blog. Juste pour dire que ça fait un bien fou de se sentir ainsi entourée, épaulée, chouchoutée même... de constater grâce à vous que je ne suis pas folle ! Une seule fut assez téméraire pour commenter mon message d'hier - en même temps, vu les trois jours exaltants que nous nous apprêtons à passer à Londres, il vaut mieux qu'elle commence tout de suite à faire preuve de courage !!! ;) - , à croire que les gens ont eu peur de subir mes foudres ^^' Pourtant, les témoignages d'amitié n'ont pas manqué. J'ai tour à tour eu coup de fils, Skype-time avec ma "multi-tasking girl" préférée, dernier "Desperate" histoire de me redonner la pêche et beaucoup de petits mots, certains très inattendus.

Je devrai être chamboulée plus souvent tiens, c'est un délice ! ;)

Pour la peine, je partage avec vous quelques petites choses qui ont contribué à me redonner le sourire:

- Un webzine anti coup de blues,

- Un clip trop chouette dont le petit air résonne encore à mes oreilles ce matin,

- Une vidéo dénichée sur la toile qui respire la sérénité et la tendresse,

- Une belle expo' prévue pour demain soir,

- La découverte d'un joli blog,

- Et puis ça aussi, tellement drôle que j'en ai encore mal aux zygomatiques !

Et hop, la vie continue...

~ Ce petit air dans ma tête ~

Le côté obscur de la force.

Je pourrai écrire un post sur tout ce qui va bien dans ma vie en ce moment. Et heureusement, il y en a ! Mon stage qui se passe admirablement bien, mes découvertes, la première bougie de Mademoiselle Juliette, ce joli séjour dans "l’autre maison" (que ma complice so'chérie résume beaucoup mieux que moi, ici ;), notre London Trip tant attendu qui approche à grands pas… Oui mais voilà, je suis tellement remontée ce matin que j’ai surtout envie de taper très fort sur le clavier (à défaut de taper autre chose, grrrr) et de me défouler un peu.
 
Parce qu’il y a un moment où cette situation devient tellement pesante que claquer les portes ne suffit plus. J’ai besoin d’une bonne gueulante, vous savez, comme chez Harry Potter, quand Mrs Weasley envoie des lettres volantes et hurlantes à Ron. Comment ça s’appelle déjà ? Diou diou, ça doit faire un bien fou !
 
Parce que depuis quelques semaines, j’ai la drôle d’impression de me faire impunément marcher sur les ballerines. Qu’on me prend pour une quiche, une poire, une greluche, une tout ce que vous voulez, mais certainement pas pour une amie. Et si j’aime bien être gentille, je crois que j’ai atteint les limites de ma tolérance. Aujourd’hui, j’ai décidé d’être méchante ! Alors attention les mirettes, âmes sensibles s’abstenir !
 
Parce qu'Elle me rend complétement dingue, à force de me faire tourner en bourrique. Vous avez déjà remarqué à quel point le fait de traiter quelqu’un d’égoïste est soit pratique, soit réflexif ? Oui, parce qu’il me semble que dans l’histoire, l’égoïste, ce n’est pas vraiment moi. Qui accepte d’héberger gracieusement l’autre amerloque, sans moufter quand elle retrouve des boîtes vides dans les placards, le désert de Gobi dans le frigo, des fringues plein la salle de bain et des cheveux qui bouchent la baignoire ? C'est bibi !  Et qui se retient de dire quoi que ce soit quand il ne dit pas bonsoir ou qu'il refuse de dîner à sa table ? Encore bibi ! Question égoïsme, on repassera, hein.
Depuis la rentrée, je fais tout ce que je peux pour me faire toute petite, pour ne pas déranger, pour leur laisser le plus d’espace possible. C’est simple : ces temps-ci, je ne suis jamais chez moi et je commence à fatiguer.
De toute façon, on dirait qu'il se réjouit de nous monter l'une contre l'autre. Ce serait tellement plus simple ! Avec Lola juste pour lui et plus aucun "parasite" autour. Jusqu'ici,  j'ai tout accepté avec le sourire pour ne pas lui donner ce plaisir, pour ne pas le laisser "la" gagner. Moi aussi je voulais ma part... Mais maintenant, je n'ai juste plus la force de me battre.
Alors qu'elle parte, qu’ils partent. J'en ai franchement ma claque de tout tenir à bout de bras et je ne suis pas la reine des ultimatums, contrairement à d’autres ! Qu’Elle gère toute seule le tout-venant et les basses préoccupations quotidiennes, peut-être que ça l'aidera à acquérir un peu de cette maturité qui semble me faire tant défaut. Comparée à l’Amour avec un grand A, l'amitié, ça ne fait pas certainement pas le poids. Qu'est-ce que je croyais, à la fin ?
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Ps: Ah oui et pour info, d'habitude, je suis archi-sympa comme fille ! (sisi ^^')
Et je cherche une Coloc !
A bon entendeur, ahem ^^
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~ Ce petit air dans ma tête ~
 
 

Quand je serai grand(e), je serai...

- Vendeuse de ballons et de dvds des "Cités d'or" le jour, et dresseuse d'ours le soir !

Y'a pas à dire, Petite Nièce adorée est promise à un brillant avenir ! Et si papa l'imaginait chirurgien, eh bien faudra repasser ^^  Et vous alors, vous vouliez faire quoi quand vous étiez petits ?  Quant à ceux qui voudraient poursuivre cette passionnante discussion, voilà une chouette expo' à ne pas manquer pour les parisiens nostalgiques !

Bon mercredi les zouzous'  ;)

~ Ce p'tit air dans ma tête ~

 

Plus loin.

La nouvelle est tombée ce matin. Ce n'est pas comme si ils ne s'y attendaient pas, non, mais peu importe: c'est toujours aussi difficile de perdre quelqu'un de précieux.  Et ce n'est pas non plus comme si j'étais proche d'elle, non, mais peu importe: son départ me ramène a de douloureux souvenirs de mon adolescence. Parce que je sais ce que c'est que d'avoir peur de perdre ses parents. Que d'avoir le coeur qui s'emballe au moindre frétillement du téléphone. Que de guetter l'inquiétude dans les regards. De veiller à dire aurevoir comme si c'était la dernière fois, toujours. De les découvrir faibles, abattus, lessivés. De les trouver vieux, trop vieux même, et de s'en vouloir d'avoir eu cette pensée là. De fermer les yeux, très fort, juste pour que tout cela n'existe plus.

"Allez, bouge toi maman, tu es toujours la plus belle même si tu étouffes sous ta perruque ! Et toi papa, relève toi, je veux que tu sois le plus fort comme quand j'avais six ans ! Et puis de nos jours, un cancer, ça se soigne très bien, non ?"

Pas toujours apparement.

Pas très joyeux pour un nouveau post, je m'en rends bien compte. D'autant qu'en ma vie va étrangement bien en ce moment. Je profite de tous les jolis instants dans mon Paris retrouvé... mais je suis restée trèèèès raisonnable pendant les soldes (diou diou, chaque jour qui passe est un supplice !!!) grâce au regard vigileant de ma complice économe (et je lui interdis d'afficher cette petite moue dubitative, mes bottes c'est pas pareil, j'en avais un BESOIN archi-vital. Et les ballerines en cachemire, oh ça, c'est un petit caprice. Mais elle ne me jetera pas la pierre, n'est-ce pas? ;) Ah et sinon, puisque nous en sommes au chapitre des nouvelles toutafé fascinantes, j'ai enfin hérité d'une télé et c'est dingue comme ces petites bêtes savent vite se rendre indispendables.  Je fais connaissances avec le monde, comme ils disent du côté de chez France 5. Et ben dis donc, j'aurai peut-être pas dû finalement... Heureusement, l'investiture prochaine d'Obama devrait relever un peu l'ambiance carrément glauque qui règne sur notre pauvre petite planète.

A une autre échelle, mon stage se passe vraiment bien. Je découvre un nouvel univers et j'apprends beaucoup cette fois encore, même si je suis un peu laissée à l'abandon ces derniers jours. Mais vous pensez bien que je travaille à me rendre indispensable ! ^^

Et puis plein de chouettes projets qui font qu'on coche les jours dans nos calendriers. Londres fin février et puis New-York cet été ? :) Sans doute Genève entre temps, sans doute Berlin et puis pourquoi pas Munich ? Hum, de quoi gagner quelques miles avec tout ça !

Allez, promis je reviens bientôt et avec des mots plus réjouissants ! En attendant, pour évacuer le stress au boulot, voici une bonne adresse à faire tourner pour travailler votre pollockmania (merci Julie =)

Bonne semaine !

~ Ce petit air dans ma tête ~

Spotted !

Quel tourbillon que ces dernière semaines ! Je vous épargnerai le chapitre habituel sur le bonheur d'être à Nice, de retrouver les cousins, mon cocon, mesdemoiselles petites nièces adorées, les amis d'enfance, blablabla. On connait la chanson, hein. Mais n'empêche, c'était tendrement ressourçant après des mois de marathon parisien..

Pourtant, le retour fut loin d'être maussade grâce à un réveillon explosif : cette fois, pas de boulets, que des gens formidables et de la bonne musique. Un véritable délice, quoi ! Depuis, j'ai eu tour à tour l'occasion d'être chamboulée, turlupinée, déçue, amusée et surtout jeune première. J'ai eu droit à de chouettes nouvelles rencontres, à un froid polaire, un anniversaire chéri, beaucoup de Mac'Do et même à un premier bisou au bout d'un quai de gare, comme dans les séries on vous dit. De quoi faire jaser les curieux, hein ? ;)

Quant à demain, il sera marqué par mon premier jour de stage à France 5 avec cette impression presque oubliée d'être une petite fille la veille de la rentrée des classes. Un peu de pression sur l'oreiller, quand même...

Sur ce, je profite de ce petit message pour vous souhaiter à tous une très belle année 2009: du bonheur tout plein, des bulles de champagne, de l'amour en tartine, des projets en ribambelles, des apéros sympas avec les copains, des guilis dans les cheveux, des bisous dans le cou et tout, et tout, et tout !

~ Ce petit air dans ma tête ~

 

What's the BAM ?

Aujourd'hui se termine une belle aventure.

Trois mois, c'est rien. Et pourtant, tellement de choses vécues ! En quelques semaines à peine, Beaux Arts magazine (ou bam, pour les intimes ;) est devenu un cocon douillet où il faisait bon évoluer. Le jargon de la presse, les expos du moment, les aléas de l'édition et la sacro-sainte photocopieuse sont désormais autant de terrains connus. Ce soir, j'ai eu droit à une charmante orchidée, un chouette pot de départ avec mes mikados préférés (zeeeen <3) des regards complices, le droit de revenir dès que je voulais ('A la fin de tes études, on t'embauche!') et même la médaille virtuelle de la meilleure stagiaire (mais ça, chuis sûre que tout le monde l'a d'abord ^^').

J'ai pris le métro les bras chargé de livres et de souvenirs, heureuse de ma décision: prendre le temps d'une année pour réaliser des stages est décidément riche en découvertes. Et cette impression de grandir, d'un coup, de toucher du doigt l'univers des 'grandes personnes'. J'ai aimé les mille vernissages, tous ces bouquins qui s'empilent à chaque recoin de chaque bureau et puis cette petite fierté d'apercevoir le magazine en kiosque, au milieu des tellement d'autres, et de le trouver le plus beau tout en sachant qu'on y a (un peu) participé.  Les rencontres faites ont aidé, aussi; tous ces gens habités, passionnés, cultivés. Définitivement différents. Oh, je sens que je vais avoir du mal à décrocher dans les prochains jours, à me demander sans arrêt si j'ai bien terminé ceci ou bien pensé à faire cela. A envisager que la vie réelle ne soit pas forcément une bulle de culture où l'on parle expos toute la journée. Enfin ne vous méprenez pas, hein, je sais que Beaux Arts survivra trèèès bien sans moi (quoi que ?! ;) Je suis simplement un peu nostalgique, parce que c'est ma spécialité.

Mais heureusement, Nice.

Au programme dès demain: ciel bleu (sisi, j'y crois ^^), odeur du sapin, sourires de ma nièce, guirlandes de Noël qui éclaire la terrasse et logorrhée de ma maman: "C'est quoi ces cheveux, Marie ? On dirait une souillon ! Et ton pull là, il est pas chaud du tout !  C'est une liquette de rien du tout ! Et tu as payé ça une fortune, je suis sûre. Tu vas attraper la mort avec ça sur le dos. Demain, on ira t'acheter une bonne doudoune bien chaude, avec une capuche. Allez, mange un peu tes légumes, tu ne te nourris pas bien à Paris. Avec Lola, vous mangez n'importe quoi. Elle va bien d'ailleurs ? Tu l'as appelé pour lui dire que tu étais arrivée ? Je suis sûre qu'elle s'inquiète. Est-ce qu'elle prend des vitamines au moins ? Elle en fait trop cette petite. Et puis regarde moi cette valise, on ne retrouve rien du tout ! Tu vas me faire le plaisir de ranger ça. Laisse le chat tranquille, tu vas l'étouffer. Et on ne dit pas 'Ouais', on dit 'Oui'."

Aaaah, can't wait ! ;)

~ Ce petit air dans ma tête ~ (Merci qui ? ^^')

Cher Père Noël,

"Parce que moi je dis qu'un type habillé en rouge sur un traîneau volant, on doit pouvoir lui demander n'importe quoi."

- Jouer les Pintades à Londres avec Mademoiselle S. et budget illimité chez Topshop s'il vous plait, merci.

- Un portoloin qui aurait l'allure d'escarpins Louboutin (J'accepte aussi les Jimmy Choo, parce que je suis archi-flexible comme fille.)

- Des pots de Macadamia 0% par pack de 12.

- Déménager Paris sur la Côte d'Azur, Tour Eiffel et Starbuck inclus. (Mais que je sois la seule au courant, c'est mieux.)

- Un amoureux transi, indépendant, citadin, sensible (mais pas gay), qui fasse la vaisselle et des câlins, qui soit polit avec ma maman, plutôt brun et un brin macho (s'il insiste vraiment pour se battre pour moi, je ne lui en voudrais même pas, c'est dire si je suis motivée.), artiste, cultivé, curieux, surprenant, fantaisiste, voyageur, qui n'attendrait que moi pour dilapider partager son énorme héritage et sans oublier de rabattre la cuvette des toilettes, merci.

- Des semaines de deux jours.

- Mais le week-end pourrait en durer trois du coup, histoire de ne pas trop perturber mon biorythme.

- Des journées de 48 heures. (mais attention, je ne renie pas pour autant l'apport d'une certaine Martine en matière de temps de travail, faudrait veiller à ne à pas tout chambouler non plus, hein.)

- Que SFR m'accorde un bonus quand je dépasse mon forfait, pour me remercier de ma fidélité (un crédit absolument illimité ferait l'affaire également, je ne suis pas contrariante.)

- Des bosquets de billets qui pousseraient sur mon balcon en toute saison. Je suis prête à arroser tous les jours, même quand il pleut.

- Etre la plus jolie, parce que j'ai été archi-sage cette année et que quand même, je le mérite. 

N'oublie ni de bien te couvrir, ni  mes petits jolis souliers.

Bien à toi,

M.

(Retour aux sources: J - 7 !!!!! <3)

~ Ce petit air dans ma tête ~

 

 

De l'air !

J'adore Paris, qu'on s'entende bien. Je sais dévorer un livre, en équilibre, écrabouillée entre cinquante touristes dans le métro, on me dit bonjour chez Ladurée, je n'ai pas besoin de plan pour me repérer au Bon Marché, une carte Beaubourg pleine de couleurs orne mon portefeuille et je peux dresser la liste de toutes les friperies de la capitale les yeux fermés.
Il n'empêche que, parfois, l'envie de s'aérer la tête, les poumons et les idées me titille les pensées. Et, ces jours-ci, le besoin se fait plus pressant, presque viscéral.
Je rêve d'un week-end coupé du monde, du macadam, des accros-pokeurs Facebookiaux, de ma boîte mails saturée et des 'Attention à la marche, en descendant du train !' de la Madame de la RATP (Qu'est-ce qu'elle est méchante celle-là, vous en conviendrez !). Un peu comme cette veinarde d'Alix, le côté gnangnan (et l'éventail à dentelles) en moins.
Je voudrais un week-end loin de Paris, dans une jolie maison de campagne avec l'odeur du feu de cheminée, un bon (gros) bouquin, un duvet fleuri et juste le silence. Quelques balades automnales, du chocolat chaud et surtout, surtout, pas de métro. De néons. De strapontins. De téléphone.
Des petites vacances, mais pas trop loin quand même parce que hé, je travaille le lundi matin. Et tout ça pour la modique somme... euh... de pas grand chose. ^^'
Des idées, des volontaires ? ;)

Je profite de ce petit post tout doux pour vous conseiller la lecture d'une nouvelle inédite de Zweig, 'Le voyage dans le passé', traduite pour la première fois en français. Je n'ai pas lu ce livre, je l'ai bu. Chaque phrase sonne merveilleusement bien à l'oreille, chaque mot est élégamment choisi, chaque sentiment est admirablement retranscrit. C'est pudique, fin, cruel, tendre, sensuel, violent, dérisoire... Et un peu frustrant, aussi. Dommage que ce soit si court !

Bon week-end :)

~ Ce petit air dans ma tête ~ 

Bonheur, bordel.

Petit blues du dimanche soir qui me colle aux souliers et alourdit mes pensées. Le passage éclair de mon frère et de ma belle-sœur à Paris fut joyeux, tendre et pleins d'éphémères... mais bien trop court ! Leur départ laisse comme un vide, au dedans comme au dehors. Parce que j'ai besoin d'eux, du regard bienveillant qu’Elle porte sur moi, de sa capacité sans pareil à faire des petits pansements avec les mots. Des histoires biscornues de mon frère qui sait toujours tout, de son humour détonnant, de ses câlins  maladroits. Et puis de toute cette complicité que l'on partage et qui grandit avec le temps.

Leur présence dans mon quotidien m'a ramené à un temps pas si lointain où nous vivions dans la même ville. Et, si je m'étais interdis d'y penser depuis mon retour à Paris, je me suis aperçue ce week-end à quel point cela me manquait. D'avoir un bout de famille à quelques mètres de chez soi, un cocon où se réfugier en cas de coup de blues, des bras où se blottir... et une puis - surtout ! ;) - une deuxième garde robe. La fin du séjour me laisse un arrière goût d'inachevé sur le bout de la langue et je me sens bien seule, d'un coup.

Heureusement, dans quelques jours, c'est au tour de ma petite Emma de débarquer ! Elle, son petit sourire en coin, ses boucles blondes, sa timidité touchante, son appareil photo en bandoulière, ses projets pleins la tête et son enthousiasme débordant. 
Même qu'avec un peu de chance (!), j'aurai le droit à des heures comptées avec un drôle de jeune homme que j'apprécie tant... Un chouette préambule à mes prochaines vacances bordelaises, moi j'dis ! Oh, leurs venues à tous les deux va me faire un bien fou, j'en suis sûre; un peu comme un petit bout du Sud dans ma maison. :)

D'ici là, j’attends. J’attends la réponse de la Sorbonne qui doit – ou non – prolonger ma convention. L’entretien pour ce stage à France 5 qui me me plairait tellement. J’attends  Noël à Nice. J’attends des nouvelles de lui. J’attends une certaine lettre.

Des changements en perspective…

Du coup, cette semaine, j'ai décidé de me poser un peu histoire de digérer tout ça. Et de prendre le temps d'écrire. Jusque là, je n'avais pas encore trouvé le secret, des 'auteurs' admirables qui savent concilier vie active et écriture. Je ne l'ai toujours pas trouvé d'ailleurs, mais je suis motivée !  Fatiguée de courir. Et puis, c'est qu'ils celui m'ont manqué, mes personnages. Ouais, ça fait bizarre, dis comme ça. Et pourtant, je pense souvent à eux: le nez collé à la vitre du métro, en écoutant les gens qui parlent autour de moi, sous ma couette avant de m'endormir ou dans les rues de Paris. Mais rien ne filtre pour autant. Le pas entre mon cerveau et mon clavier semble infranchissable. Heureusement, une (sage ^^) demoiselle m'a conseillé aujourd'hui d'écouter mon histoire. Sisi, c'est ce qu'elle a dit. Alors depuis je tends l'oreille - patiemment - en espérant réussir à entendre ce que ces neufs là ont à raconter.

Chuuuuut, j'écris.

(Bonne semaine !)

~ Ce petit air dans ma tête ~  

Jouer franc jeu ?

Une petite bougie (invisible) sur un sushi au saumon. <3

~ Ce petit air dans ma tête ~

Elle est loin, ma Lola.

Et pourtant elle est là, tout près, tout à côté. C'est vrai, y'a rien qu'un mur entre nous.  Oui mais alors, toute cette distance qui s'installe... c'est étrange, quand même.

Cette année, on va fêter nos trois années de Coloc. Dont une à partager la même chambre. Lits jumeaux et armoire commune. On pourrait même parler de record, non ? ;) Trois ans, ça fait 1095 matins à voir sa trombine au réveil, regard embué, mèche en bataille et grosses chaussettes velues pas très glamour. Trois ans, c’est autant de temps sans les ‘grandes personnes pour nous embêter’ comme elle disait. A s’auto-congratuler sur nos petits plats qu'on a laissé brûlé. Et puis trois ans, c'est sans doute près de 568 post-its roses collés dans tous les sens pour se dire des trucs sans importance. 'On est le dix, il serait peut-être temps de penser au loyer ?' 'Début des soldes aujourd'hui. Rdv Abbesses à 18h.' 'J'ai envie de chocolat.' 'T'as pas vu mes lunettes ?'  ‘Il faut acheter du coton !!!!’ ‘Ranafoute, ce soir, c'est Desperate ou je déménage.'
 
Infime, oui. Mais essentiel aussi.
 
Petit sourire en coin et gros fous rires. Marathon séries sous la couette. Discussion à n'en plus finir et 'Viens dans mon dressing' made in nous. En trois ans, on a fait le tour de nos idées sur le monde, l'avenir, la philo, les garçons (ces salauds ; ), l'amitié, les voyages, la religion (sujet brûlant ^^) nos rêves, nos ambitions, nos projets, la musique, le meilleur parfum de Macaron (la framboise, naturellement <3). Nos peurs, nos complexes, nos regrets. Et Zadig, aussi: bien trop cher pour ce que c'est mais dont on aimerait avoir la panoplie, malgré tout. Je connais sa famille aussi bien que la mienne, son enfance sur le bout des doigts et l'histoire de sa sœur qui avait perdu son doudou le long du Canal Saint Martin en 1989. Ses amis, ses amours, ses emmerdes. Ses tics, ses tocs, ses goûts, ses dégoûts. Elle m'a appris la vie étudiante, m'a dévoilé 'son' Paris, les recoins du 18ème et les bonnes adresses du Marais. Les secrets de Beaubourg, des its-bags, les livres à lire absolument, les vieux films de son père et les bonnes adresses pour manger les meilleurs fallafels de la Capitale. Moi, je lui ai refilé un brin d'accent niçois, le goût du kir, des grasse mat'  et quelques expressions biscornues au passage. A se demander qui de nous deux a gagné au change, hein ?
Je savais que le jour où un jeune homme tomberait amoureux d'elle, ce ne serait pas à moitié. C’était pas possible ça, à moitié. Soit on l'aime en entier, soit on l'aime pas du tout. Pas d'indifférence pour Lola. Et je ne me suis pas trompée ! Prince Charmant sur son cheval blanc ou Yankee brun dans son tunnel sous la manche, peu importe. Il l'aime comme il n'a jamais aimé, il tire des plans sur la comète, il débarque dans sa vie - nos vies - et chamboule d’un sourire toute notre petite routine établie. Si je suis jalouse ? Non, même pas. C'est dire comme c'est de l'amitié, de la vraie !

Lola avance, Lola grandit, Lola s’envole. Et je ne peux qu'admirer. Son bonheur, son assurance, sa force. Je suis juste un peu nostalgique, c'est tout. Parce que je sens qu'elle m'échappe. Alors je la fuis le plus possible, ces dernières semaines, un peu comme pour m'en aller la première. C'est bête, non? Mais c’est que plus personne ne m'écrira de petits mots sur le miroir quand elle sera partie…
 
De mon côté,  je n’ai pas eu (pris ?) le temps de me poser pour réfléchir à l’absurdité de la situation qu’il me fait vivre. Et tant mieux, au final. Pourtant, parfois, entre deux métros, je me dis que c’est trop bête, d’en être arrivés là. Que ce silence n’a aucun sens. Petit regret de ne jamais savoir ce qu’il aurait pu advenir de nous. Je ne sais pas si je trouverai un jour un sens, à cette histoire… Oh et puis zut, depuis le temps que c’est n’importe quoi, à quoi je m’attendais au juste ? 
 
Quoi qu'il en soit, je m'épanouis sur un tout autre terrain : je suis enchantée de mon boulot. Même si en étant stagiaire, je fais surtout des petites choses. Mais je m’en fiche royalement. Parce que ‘Se donner du mal pour les petites choses, c’est parvenir aux grandes avec le temps.’ N'est-ce pas ?  Et puis aussi parce que, mine de rien, je découvre avec émerveillement un milieu dans lequel je me sens bien. A ma place. Enfin ! Que je commence doucement à savoir ce que je veux et que c’est juste délicieux. Et que quelques jolies rencontres viennent embellir ce nouveau quotidien.
Du coup, je suis embarquée dans le tourbillon de la branchitude parisienne… dans lequel j’entraîne ma Sarah avec délectation. Et ce n’est pas peu dire ! On veux tout découvrir, tout faire, tout connaître, tout savoir. Profiter d’être ‘jeunes, belles & piétonnes.’ ;)

Profiter. Oui, je crois que c’est le mot juste. On a tellement eu l’habitude d’être séparées, déchirées, embrouillées qu’on a du mal à se décoller ne serait-ce que quelques jours. Comme si il fallait absolument rattraper tout ce temps bêtement perdu. Alors on vit à deux mille à l’heure, on carbure à un rythme de deux vernissages par soirs, on campe à la Fiac (et on y brunch, aussi, c’est tellement mieux ! ^^),  enchaîne d’intenses journées de boulots après lesquelles ont tient néanmoins à caser soirées ‘arty-chic-et-branchées’, cinés, concerts, conférences de presse, shoppings, blog, piscine (sisi), mails, scéances photos, balades, manucure et master de philosophie… okay, okay: ça c’est que pour moi. ^^'

Bref, je ne sais pas quel est l’idiot qui a décrété que les journées devaient absolument faire 24 heures mais mieux vaut pour lui que je ne l’ai pas sous la souris à l’heure actuelle !  Parce que c’est à cause de lui que j’ai des tonnes d’épisodes de retard dans mes séries préférées et que je vais bientôt me faire virer de chez Néows. (Sic!)
 
Je suis fatiguée. Lessivée. A genoux. Mais je vais étonnement bien ! A croire que plus je cours, plus je me sens vivante. Mes soirées sont enrichissantes, grisantes, inattendues. Et Paris reste mon évidence. Du coup, je me réjouis de bientôt y voir débarquer Mademoiselle Aline et ma Choukette Anglaise préférée  (ça, c’est parce que tu m’as grondé. Et toc ;). Là encore, je fourmille de projets et d’idées ! Mais je tiens avant tout à les embarquer ici, parce que les images m’ont laissé abasourdi tant le choc émotionnel a été fort. Parce que si on y va, on y retourne forcément. Et puis parce qu’elles sont photographes, après tout. 
 
Bon week-end ! :)
 
~ Ce petit air dans ma tête ~

Pater Noster, sauce Prévert.

"Notre Père qui êtes au cieux
Restez-y
Et nous nous resterons sur la terre
Qui est quelquefois si jolie
Avec ses mystères de New-York
Et puis ses mystères de Paris (...)"




Parfois, Nice me manque..

 .. ou alors, c'est juste ces deux petites bonnes femmes ? Allez savoir ! : )

En attendant le Sud, pleins de jolis projets se dessinent autour de moi en ce moment, des nouveautés, des rencontres.. à croire que l'heure des changements a sonné. Ici, il fait un temps de rentrée: tout gris, tout moche et la pluie qui cogne aux carreaux depuis ce matin. Engourdie, percluse de courbatures, je suis malade et blottie sous ma couette (fleurie, la couette). La vie est *vraiment* trop injuste  ^^'

Mais je reviens bientôt.. et en pleine forme, c'est promis.  Bon week-end !

~ Ce petit air dans ma tête ~

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